d'apres l'oeuvre de Moliere
L’action se passe à Paris, dans la demeure du seigneur Harpagon. Au petit matin, on le voit cacher soigneusement une cassette, contenant dix
mille écus d’or, au fond de son jardin. En effet, Harpagon est un vieillard
avare prêt à enterrer ses richesses, au sens propre, plutôt qu’à les partager avec ses proches, qui subissent douloureusement sa conduite
barbare.
Au même moment, Élise s'entretient avec Valère, l'intendant de son père. Valère, amoureux d'Élise, s'est fait engager dans la maison pour
l'épouser, et tous deux viennent de se fiancer en secret. Pour gagner la confiance d'Harpagon, il approuve continuellement ses idées, envies
ou actions ; dans le même temps, sachant que le vieil homme n’acceptera jamais un pauvre pour gendre, il cherche à retrouver son père.
Valère quitte discrètement Élise à l’arrivée de Cléante, le fils d’Harpagon. Ce dernier, très agité, découvre à sa sœur son amour pour la
belle Marianne, fille d'une veuve sans le sou. Pour subvenir à leurs besoins, il est obligé de s'endetter partout, et songe même à s’enfuir
avec Marianne ; il incite Élise à faire de même, pour mettre fin à leur condition insupportable.
Harpagon s’est rendu à la messe, où il prie tranquillement. Sa prière est rapidement
troublée par une femme vêtue de noir qui secoue sa sébile pour faire
la quête. Après avoir mimé une profonde prière, s'avachissant sur
son prie-Dieu, il finit par s'enfuir de l'église. La quêteuse poursuit l'avare
jusque chez lui, avec le bruit entêtant de sa sébile. Affolé, Harpagon va voir sa chère cassette et tombe sur La Flèche, le valet de
Cléante. Il le chasse à coups de pied, le soupçonnant de vouloir le voler. Seul, il rêve tout haut ses dix mille écus, mais il est
interrompu par l'arrivée de Cléante et Élise. Furieux d’avoir été surpris, il gronde ses enfants et critique toutes leurs dépenses, car il
les soupçonne aussi de vouloir le voler. En réalité, Cléante et Élise viennent lui parler de leurs projets de mariage. Harpagon annonce
alors qu’il veut épouser Marianne, au désespoir de Cléante, et qu’il destine ses enfants à deux personnes très vieilles et très riches.
Élise rejette fermement son mariage avec le seigneur Anselme, un nanti de 50 ans, et se querelle avec Harpagon. Celui-ci appelle Valère et
le fait juge de l’affaire. Valère fait semblant d’approuver le père, mais conseille secrètement à la fille de retarder la signature du
contrat, en attendant un événement favorable.